Les motifs traditionnels et leur signification
Fraternité entre ceux qui ont le même tatouage Ceux dont le tatouage a le même dessin, ou se ressemble par un trait principal forment entre eux une espèce d’association de fraternité et se secourent mutuellement dans l’occasion, comme nos francs-maçons ; aussi le choix du tatouage est-il une affaire importante. Camille de Roquefeuille, Journal d’un voyage autour du monde pendant les années 1816-1819
Motif des guerriers sur la poitrine Un plastron
sur la poitrine formant un rectangle de six pouces de long sur quatre pouces de large (16,2 cm x 10,8 cm). D’après les portraits anciens, ce motif est typique des guerriers et des ka’ioi. A Mangareva, la poitrine n’était tatouée que chez les guerriers les plus vaillants.
Le passage à l’âge adulte A la puberté, les jeunes étaient tatoués « sur un espace très large qui allait à peu près du pourtour du nombril, et des reins, jusqu’aux genoux ».
Dès que les signes
de puberté apparaissaient, on tatouait de larges bandes arquées sur la région lombaire. Elles étaient considérées comme des marques honorifiques, peut-être parce que la faculté de procréer constituait une qualité. Ces arcs chez l’homme s’appelaient awari et chez la femme toto-huwa. Les courbes passaient sur les fesses ; la large bande noire placée sous chaque courbe s ’appelait tuaumarro. Il s’agissait d’une sorte de l’homologation à se reproduire.
Lors des premières séances, le tuhuna traçait « les lignes générales et motifs principaux du tatouage des jambes et des hanches ainsi que du visage ».
A l’occasion de son premier tatouage, le jeune homme recevait un nouveau nom.
La chronologie du tatouage du corps en « sept jours » La légende du héros marquisien Kena, décrit la chronologie du tatouage du corps entier en « sept jours ». Premier jour, tatouage du visage. Deuxième jour, une jambe en partant
du bas vers le haut. Troisième jour, la deuxième jambe. Quatrième jour, le cou et la poitrine. Cinquième jour, les côtes et les bras. Sixième jour, le dos. Septième jour, les fesses et les petits motifs complémentaires.
Le tatouage de la relation conjugale Geiseler (1893) explique que chez les Pascuans, le jeune époux se faisait tatouer la vulve de son épouse sur la poitrine. Absolument tous les chefs d’un certain âge présentaient ce motif, ce qui serait une forme
d’estampille conjugale. Il semble qu’un parallèle puisse être établi avec Tahiti, et que le motif aurait été tatoué peu après le tatouage de la puberté.
Pour les Marquises, nous apprenons dès 1804 l’existence d’une marque d’attachement amoureux se présentant sous forme d’un motif de ruban tressé tatoué autour du bras ou du cou, qui était appelé « ma petite femme ».
Le Moko (tatouage Néo Zélandais) vient du lézard Steinen affirme : « dans un texte maori, j’ai trouvé la
preuve qui manquait jusqu’à présent, selon laquelle le motif du lézard était effectivement tatoué de façon réaliste. Il est inexact donc », poursuit-il, « de persister dans l’idée que le nom de moko (utilisé pour “tatouage” en Nouvelle Zélande) ne repose que sur une comparaison avec l’apparence des décors curvilignes qui rappellent l’aspect du lézard. »
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