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|  |  | |  | | La renaissance d’une tradition Polynésienne perdue |  |  |  |  | Le rôle du tatouage dans la société polynésienne traditionnelle Avant l’arrivée des Européens, la langue polynésienne n’était pas écrite, seulement orale. Les motifs symboliques du tatouage servaient à exprimer l’identité et la personnalité. Ils indiquaient le rang social dans la hiérarchie, la maturité sexuelle et la généalogie. Dans la société tahitienne ancienne, pratiquement tous les individus, à partir de leur puberté, étaient tatoués.
Le retour de l’art banni: Peu de temps après l’arrivée des missionnaires (1797) la pratique fut strictement bannie. Ce n’est que récemment, au début des années 80, que l’art du tatouage a connu un renouveau. Les Polynésiens ont renoué avec leur héritage culturel et sont fiers de leur identité. La pratique du tatouage avec des outils traditionnels a été interdite à Tahiti en 1986 par le ministre de la Santé, à cause des difficultés de stériliser les instruments faits de bois et d’os.
Tatouages tahitiens et tatouages marquisiens | Pour plus de détails sur le tatouage spécifiquement tahitien, cliquez ici |
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Les gens confondent souvent tatouages marquisiens et tatouages tahitiens, comme l’explique Tricia Allen, spécialiste de la culture polynésienne. “Autrefois, ils étaient très différents. Aujourd’hui très peu
savent les différencier. Le tatouage traditionnel tahitien est très peu connu -- même à Tahiti! En fait, en 13 voyages à Tahiti, je n’ai rencontré qu’une seule personne portant des tatouages tahitiens. Il s’agit de Raymond Graff.” (Raymond Graffe est le Tahua (Grand Prêtre) des cérémonies traditionnelles tahitiennes). | | 1595: Les Européens découvrent le tatouage polynésien | | L’explorateur espagnol Mendaña “découvrit” les îles Fenua Enana in 1595 et baptisa cet archipel les îles Marquises. Mais les premières descriptions du tatouage polynésien ne furent écrites que presque deux ans plus tard par les explorateurs anglais Wallis et Cook, et le Français Bougainville. En 1767, Wallis remarquait que c’était une “coutume universelle parmi les hommes et les femmes de se faire
tatouer différents motifs à l’encre noire sur les fesses et l’arriére des cuisses”. L’année suivante (1768) Bougainville rapportait que "les femmes de Tahiti teignent leurs reins et leurs fesses en bleu foncé”. Huit ans plus tard (1774), le captaine Cook revenant de son voyage aux iles Marquises, écrivait dans son journal de bord; “ils impriment des signes sur le corps de gens et appellent cela tattow”.
Ma’i (que les Anglais appelaient de façon éronée Omai), le
premier Tahitien à voyager en Europe (à bord du navire du captaine Cook) devint rapidement célèbre en partie à cause de ses tatouages. | | Les outils du tatouage traditionnel | | | Les outils de tatouage traditionnel sont composés d’un peigne aux dents en os ou en écailles de tortue, fixé à un manche de bois. Les dents sont trempées dans une encre à base de charbon de noix diluée dans l’huile ou dans l’eau.
Les dents sont placées sur la peau tandis que le tatoueur frappe le manche à l’aide d’une autre baguette de bois, provoquant l’incision de la peau et la pénétration de l’encre. Le mot tatau - qui est à l’origine du mot tatouage - est l’onomatopée de ce battement rythmé. | | | Un art sacré pratiqué par des Tahua (shamans) | | | Selon la mythologie, ce sont les 2 fils du Dieu de la Création Ta'aroa qui ont enseigné l'art du tatouage aux humains. Cet art
était considéré tapu, c'est à dire sacré et réservé aux initiés. Il était pratiqué par des shamans (tahua) passés maîtres dans les rituels religieux, la signification des motifs et dans la technique de cet art. Les motifs et leur position sur le corps étaient déterminés par la généalogie, le rang dans la société et les accomplissements personnels de chaque individu. Les candidats au tatouage devaient se soumettre à une période
de purification comportant plusieurs jours de jeûne et d'abstinence sexuelle. DR. ROLLIN a décrit l'art du tatouage de la manière suivante: "Le patient est immobilisé le plus fréquemment dans une sorte d'étau composée de deux troncs de bananiers entre lesquels il est attaché et maintenu fermement. Le tatoueur, accompagné de ses aides, scande une sorte de chant lancinant rythmé par le battement de son petit maillet. Le sang est rapidement essuyé avec un morceau de tapa, de sorte qu'aucune goutte ne tombe
à terre. "(Note: le tapa est une pièce d'étoffe fabriqué à partir de l'écorce d'un arbre battue avec un gourdin).
| | | Les motifs et leur signification | | Les motifs du tatouage traditionnel, qui avaient disparu après leur interdiction par les premiers missionnaires, sont réapparus récemment grâce aux notes et aux croquis (plus de 400 schémas) réalisés par le missionnaire Karl Von Steinen! Son livre, en Allemand, est disponible sur cette page. Il existe des motifs figuratifs (des
représentations d’animaux, de personnages, de plantes etc.), et des motifs non-figuratifs (c’est à dire dont on ne reconnait pas à première vue ce qu’ils représentent). Ces derniers sont souvent la forme stylisée de motifs figuratifs. Les motifs, ainsi que leur emplacement spécifique sur le corps, ont des signification bien précises. Ces significations sont expliquées en détail dans le dictionnaire des symboles du tatouage polynésien, accessible en ligne sur ce site. Voir détails sur la page “dictionnaire”. Un motif de tatouage polynésien représente celui qui le porte et ne doit donc jamais être copié (sauf s’il s’agit de “flashes”, c’est à dire de dessins qui ne sont pas faits sur mesure). Ce principe est valable autant pour les motifs traditionnels que pour les motifs modernes. | | Les tatouages indiquaient le rang social | | Les jeunes étaient tatoués dès l'adolescence. Vers l'âge de 12 ans, ils recevait leur premier tatouage pour marquer le passage de l'enfance à l'âge adulte.
D'autres tatouages étaient ajoutés au fil des années. Plus un homme était tatoué, plus son prestige était grand. Etre tatoué était non seulement un signe de richesse, mais également un signe de force et de pouvoir. Par conséquent les chefs et les guerriers avaient généralement les tatouages les plus élaborés. Des hommes sans aucun tatouage étaient méprisés, tandis que ceux dont les corps étaient entièrement tatoués - les to'oata - jouissaient d'un prestige considérable. | | Le tatouage des femmes | |  Les filles se faisaient tatouer la main droite à l'âge de douze ans. Ce n'est qu'à partir de ce moment et à cette condition qu'elles étaient autorisées à
préparer les repas et à participer à l'onction des corps des morts avec de l'huile de noix de coco. Les tatouages des femmes étaient moins étendus que ceux des hommes; ils se limitaient généralement à la main, aux bras, aux pieds, aux oreilles et aux lèvres. Les femmes de haut rang pouvaient aussi avoir les cuisses et les fesses tatouées.
| | Le tatouage polynésien aujourd’hui | | Le tatouage polynésien est aujourd’hui de plus en plus populaire. Cela est dû d’une part à ses qualités esthétiques et d’autre part à son symbolisme. De plus en plus de
tatoueurs se mettent au style polynésien (voir la liste des tatoueurs de style polynésien dans le monde). Certains artistes privilégient le côté purement esthétique, d’autres le côté symbolique; les meilleurs, enfin, excellent dans les deux domaines. Tahiti Tatou met tout en oeuvre pour vous aider à réaliser votre motif sur mesure. Deux services s’offrent à vous: - Le dictionnaire des symboles pour déterminer vos symboles
- Des artistes de talent et de confiance pour créer votre dessin sur mesure. |
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